Vrai ou faux pervers narcissique : 50 nuances d’Ego

19 juin 2023

par Jean-Pascal Bruno

Narcisse ou l’Ego à son paroxysme : définir un type de pervers ?

Sur un tel thème la véritable perversion serait de ne pas définir le sujet plus précisément, par conséquent penchons-nous directement en quelques mots sur la très intéressante et ambigüe définition psychanalytique de la perversion narcissique qui présente initialement une nuance sémantique bien ciselée pour comprendre toute la subtilité du propos : "ce n’est pas un type de personnalité mais une pathologie relationnelle qui consiste en une déstructuration de la personnalité dans laquelle la notion d'altérité n'existe pas". En plus clair pour mieux décrypter, et selon l’angle de la psychanalyse qui en est à l’origine de la terminologie : le pervers narcissique souffre d’une pathologie (comprendre maladie mentale) qui l’empêche d’envisager qu’autrui est un autre (ne pas reconnaitre l’altérité) et par conséquent ne pas concevoir, pour une cause ou pour une autre, qu’autrui est aussi un être humain identique à soi-même… Ce qui entraîne effectivement de "graves" problèmes relationnels que de "chosifier" l’autre, de le voir comme un objet manipulable…


Il n’y a donc pas, au sens strict de la définition psychiatrique, de personnalité de type pervers narcissique mais une pathologie, c’est-à-dire un trouble psychiatrique qui touche l’individu qui en est atteint. À y voir qu’il en est lui-même victime de son propre mal il n’y aurait pas loin, à dissocier une personnalité qui exercerait consciemment et intentionnellement la perversion narcissique de sa propre maladie qui ainsi le dédouanerait de ses actes il n’y a pas loin non plus selon la psychanalyse. Évidemment, d’un autre point de vue beaucoup moins clinicien, le pervers narcissique existe bien autrement dans l’esprit du quidam qui y voit au contraire un véritable tortionnaire, psychopathe bien conscient de ses actes et souvent d’une surprenante intelligence négative bien réfléchie quant à ses méfaits orchestrés avec la rigueur et la précision d’un scalpel assurément destructeur. Les vraies victimes ne voient pas du tout dans le pervers narcissique qui les brutalise l’innocente personne elle-même victime de sa pathologie déviante, c’est une évidence à souligner à laquelle chacun souscrira, sauf bien entendu si vous êtes psychiatre ou psychanalyste !

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De l’Égoïsme à la perversion narcissique : oui mais jusqu’où ?

Sans avoir à repasser le BAC de philosophie, l’irrémédiable question du MAL et de sa provenance, donc des causes, sera dans chacune des têtes se penchant un tant soit peu sur le sujet de la perversion narcissique, avec en plus, pour compliquer un peu le jeu le devoir intellectuel de concevoir des limites ou des bornes morales et éthiques en ce qui concerne d’hypothétiques degrés de maux infligés, lesquels seront à ranger dans des catégories avec en regard les divers profils psychologiques correspondants. Il existe tant de façons d’infliger le mal que ce genre de classement serait parfaitement digne de figurer dans l’Enfer de Dante avec toutes les petites et grandes histoires relatives à ceux qui auraient pu "pécher" pour s’en repentir ou rester dans les limbes infernales pour purger leur peine.  Ainsi, encore une fois, l’Ego se retrouve au premier plan et sous le projecteur de sa responsabilité pour être jugé, mais cette fois-ci dans le monde réel par son entourage relationnel pour lui attribuer une sorte de note de profil qui ira de l’Égocentrique prononcé au pervers narcissique complet avec des niveaux intermédiaires et des orientations très variables…


Sans vouloir faire d’esprit, quoi que, nous avons bien ici nos
50 nuances d’Ego, de celles qui peuvent tourmenter les plus purs intellects en cherchant de presque absurdes prétextes à essayer de classifier la méchanceté ou la perversion en petits degrés acceptables ou bons, ce qui finalement n’aboutit qu’à se mettre soi-même dans cet inouï classement en essayant d’en trouver une certaine signification, un milieu, des extrêmes et des limites en pure expectative totalement subjective. Une seule chose reste sûre, c’est que la confrontation relationnelle de deux Ego apporte toujours sont lot de surprises, soit positives allant dans un sens d’évolution constructive, soit inversement dans l’accaparement de l’un sur l’autre avec forcément une destruction à la clef, et savoir sur ce dernier point exactement où cela commence et où cela finit n’est qu’une bêtise infinie digne des esprits les plus tordus pour justifier leurs propres déséquilibres et méfaits potentiellement en devenir pour s’en absoudre un peu, ou complètement.

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L’angle ésotérique d’une vision du Mal et du pervers narcissique

Ésotériquement parlant, quoi que la parabole sera aussi scientifique, notons que de cette causalité du mal dans les relations humaines il y aurait beaucoup à dire, et déjà en commençant par l’allégorie d’un péché originel, non pas celui que l’on croit avec ce Paradis Perdu mais celui d’une origine directement inscrite depuis le début des temps humains dans notre cortex, celui d’un serpent, oui encore lui, ou plutôt de notre archéo-cortex (ou archicortex) que l’on nomme aussi "cerveau reptilien", et dont nous serions dépendants dans nos humeurs et nos réactions instinctives, dont celles qui consistent en la préservation de notre intégrité. Faut-il voir dans cette volonté instinctive de préservation celle dont notre propre Ego pourrait profondément se nourrir pour justifier ses excès en tout genre ? Le "Mal" primordial dans l’humain serait donc inscrit dans sa propre nature corticale, dans ce cerveau dont nous sommes si fiers mais dont nous ignorons qu’il est peut-être bâti à la base sur une sorte de monstre rayonnant directement en son sein… La question se pose et nous présente elle-même un abîme métaphysique et anthropologique.


Si notre Ego trouvait ses racines, dans tous les sens du terme, dans notre propre constitution originelle, cela permettrait non seulement de comprendre certaines allusions dans des textes anciens mais aussi de se poser l’éternelle question de "l’excès d’Ego qui pervertit" ou bien de L’Ego qui lui-même est perverti, une petite nuance fondamentale dans cette inversion du sens que les initiés savent reconnaitre selon les contextes mais aussi les degrés d’évolution spirituelle qui permettent de se dégager de cette situation d’emprise de l’Ego ou de l’emprise sur l’Ego, le résultat étant néanmoins similaire, une perversion, avec la finalité qui se porte de soi sur autrui pour exercer une nuisance, pour finalement "entrer dans un mode de perversion narcissique". De ce constat, et pour l’avoir déjà signalé de nombreuses fois dans des articles précédents, se dégager progressivement de son propre Ego c’est aussi savoir dompter le serpent qui est en nous, savoir se dégager de son emprise, dépasser l’instinct animal pour enfin percevoir la réelle humanité, plus évoluée, plus élevée et plus spirituelle afin d’entrer en communion avec notre essence supérieure, par delà le Mal, de l’Alpha des origines vers l’Omega en devenir.

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En cette 2e partie, suite à l’article " Au sujet des retraites psychédéliques (partie 1) ", il sera donc question d’entrevoir la retraite psychédélique sous un angle d’ordre spirituel et moins sous celui plus spécifique de la pure thérapie. Je rappelle et je souligne de nouveau qu'il n'y a aucune incitation ou prosélytisme de ma part à exposer ce sujet dans un but de propagande ou d'apologie mais uniquement avec l'intention d'informer le plus objectivement possible sur cette actualité soumise à une législation existante (sur ce point relire la partie 1 en 3e paragraphe). L’on parlera donc de retraite psychédélique "spirituelle" lorsque justement il ne s’agira pas de soins (entendre de soins physiques ou psychologiques) mais d’une démarche plus profonde à dessein de se confronter à l’universalité du Monde en la qualité d’un individu intimement plus conscient de sa place dans une Réalité qu’il va ainsi redécouvrir par l’usage de substances psychédéliques (la liste exhaustive est en rappel dans la partie 1). L’on pourra aussi évoquer une sorte de "soin de l’âme" tant l’expérience s’apparente à une puissante purge initiatique , ce que les spécialistes appellent la catharsis spirituelle , c’est-à-dire se retrouver confronté en pleine conscience (ou état modifié de conscience ) face à ses propres maux égotiques pour en faire, d’une certaine façon, le deuil définitif ou bien une ultime révélation dont on aura la responsabilité d’en choisir la leçon à en retirer pour évoluer. L’expérience psychédélique spirituelle apporte cette exceptionnelle ouverture d’esprit que la vie quotidienne, dans ces évènements les plus communs, ne peut pas ordinairement procurer. Le " psychonaute " aborde généralement cette expérience en dehors de tout contexte familier, il entre dans une dimension où son psychisme se voit directement confronté non seulement à sa propre nature individuelle littéralement désassemblée pour en comprendre les moindres rouages, mais aussi face à des valeurs universelles qui lui sont inconnues et qui viennent bousculer toutes ses certitudes logiques. D’autres expérienceurs, tels ceux ayant vécu des E.M.I (Expérience de Mort Imminente) font un récit presque identique de décorporation et de voyages hors du temps et de l’espace. Ils y rencontrent des entités familières s’il s’agit d’êtres chers décédés mais aussi d’autres types d’entités plus indéfinissables, positives et très supérieures avec lesquelles un dialogue peut s’instituer. Parfois, mais de manière moins fréquente, les entités rencontrées s’avèrent plus inquiétantes, voire infernales ou démoniaques si l’on peut les qualifier avec des termes approchants, pour autant à leur contact il en résulte toujours une leçon significative, une évolution spirituelle , certes beaucoup plus radicale et révélatrice !
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Concernant les " psychédéliques ", ces substances dites hallucinogènes ou psychotropes, je rappelle brièvement deux de mes précédents articles entrant dans le détails de l’histoire de ces substances, de leurs effets basiques et de certains questionnements scientifiques. Retrouvez-les sur ces deux liens : " Chamanisme et psychédéliques : la découverte par l’occident " et sur " Chamanisme et psychédéliques : sciences, conscience et Réalité ". Par conséquent je vous conseille de les lire pour conforter votre besoin de connaissance sur le sujet. Aujourd’hui, et sans vouloir faire ni de prosélytisme ni d’incitation quelconque, je vous présente ce que sont les retraites psychédéliques , c’est-à-dire des séjours spécialisés durant lesquels les participants expérimentent volontairement ces substances psychédéliques . Nous verrons de quelles substances il s’agit, le but de ces retraites et les effets recherchés . Il faut souligner dès maintenant l’encadrement professionnel de ces retraites qui n’ont rien de récréatifs ou d’aventureux comme beaucoup pourraient le penser, bien au contraire puisqu’il est question avant tout de soins thérapeutiques ou bien, dans un autre ordre d’idée plus initiatique , d’ élévation spirituelle et de recherche de vérités. Notons aussi que le terme de soin sera approprié à certaines affections plutôt psychiques que physiques, qu’il n’est aucunement ici question de se détourner de la science et de la médecine, lesquelles font elles-mêmes partie intégrante des recherches de thérapies associées aux psychédéliques depuis de nombreuses années. Mais ce n’est que depuis peu qu’il est proposé, en occident et dans un cadre thérapeutique strict, ces types de retraites utilisant des substances psychédéliques, ceci avec un succès avéré pour un grand nombre de pathologies que nous allons voir ensemble. S’il fallait enfin ajouter, qu’au-delà de dispenser des soins spécifiques, les retraites psychédéliques ont aussi cette deuxième autre qualité cruciale et plus traditionnelle d’aborder des territoires de la conscience propres à l’initiation spirituelle, à la connaissance de soi, ainsi qu’à une vision globale et universelle qui s’expose dans ce type d’ expérimentation . Quand le corps, l’esprit et l’univers se rencontrent, l’expérience devient porteuse d’une vérité plus large et plus subtile, laquelle transforme généralement l’expérimentateur selon ses attentes profondes ou ses besoins essentiels. C’est ici qu’il faut en déduire, dans cette approche spécifique, une qualité fondamentale s’apparentant à une véritable " initiation transcendantale ".
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La confusion entre "flammes jumelles" et "âmes sœurs" s’apparente assez tristement à une méconnaissance de ces termes et évidemment de ce qu’ils représentent exactement, ceci non seulement chez les profanes mais aussi de plus en plus chez certains initiés qui entretiennent une sorte de flou technique à différentes fins plus ou moins avouables : d’une part pour ne pas tenter de trop compliquer les choses avec des explications vis à vis des personnes les contactant et qui ne chercheraient justement pas à entrer dans les détails, mais d’autre part aussi le plus souvent pour s'approprier une certaine "aura de savoir" engrangée précieusement dans l’entre-soi de ces pseudo-initiés, comme si le secret était gigantesque et ne devait pas être divulgué ! Je vais donc démystifier ces concepts en argumentant les points importants et lever une grande partie du voile pour définir de ce qui se doit d’être mieux explicité ou clarifié pour tous. En ce qui concerne tout d’abord les "flammes jumelles" , concept assez récent apparu au durant les années 80-90 avec une vague de renouveau du New-Âge en reprenant une très ancienne idée citée par Platon dans son "Banquet" où celui-ci explique l’histoire divine suivante : Zeus, Dieu de l’Olympe aurait créé des êtres Androgynes dotés de quatre bras, quatre jambes et deux têtes, mais voyant que ces êtres étaient extrêmement puissants et certainement dangereux pour son propre pouvoir il décida de les séparer en deux parties, créant ainsi l’homme et la femme , c’est-à-dire l’humanité . Ce serait depuis cette séparation divine que chacun chercherait sa moitié, entendre ici sa propre partie manquante. Il en va tout autrement des "âmes sœurs" , un concept à la fois apparemment plus simple à comprendre mais avec des implications plus complexes puisque ce sont deux âmes distinctes s’étant déjà précédemment rencontrées dans des incarnations précédentes et se retrouvant comme individus dans des incarnations suivantes avec ce soudain "souvenir" de s’être reconnues. Avec ces premières définitions basiques, voyons ensuite les principales implications qui viennent "à l’esprit", si j’ose dire.
par Jean-Pascal Bruno 30 novembre 2025
S’il est bien un fait établi, que nous en ayons seulement le lourd sentiment ou la certitude qui nous tenaille, c’est que nous vivons actuellement dans un monde en totale crise , véritablement tous domaines confondus, une époque charnière où nos sociétés se sont assez tristement mondialisées en uniformisant drastiquement les diverses mentalités et toutes les traditions , ainsi que les modes de vie et les perspectives d’un progrès qui fait finalement plus de ravages que de bienfaits, des dégâts non seulement sur l’intégralité de l’Humanité mais aussi sur la planète entière via les immenses saccages répétés d’une biodiversité soumise à nos dévastateurs caprices. D’une matérialité souveraine portée par la science et le rationalisme, en passant par une volonté ultime d’optimisation de tout ce qui nous entoure et de gain de fausse performance à outrance, nous voici arrivés au bout d’un chemin, comme face à un mur, dans une irrémédiable impasse idéologique, sociétale et existentielle où la véritable crise expose sans vergogne l’inversion des valeurs naturelles, mais aussi de celles qui façonnent l’entendement humain avec la perte de la vérité au profit d’une tragique incertitude, de ce déni de la plupart des principes universels qui ont forgés notre essence pour suivre un véritable mirage institutionnalisé, une incroyable et dangereuse hallucination collective qui pourrait aboutir à notre globale et irréversible extinction . Déjà au siècle dernier, dans ses ouvrages d’une impressionnante lucidité, René Guénon , ésotériste, grand initié et métaphysicien de haut niveau, explicitait cette progressive et inéluctable perte mémorielle en occident de ce qu’il nommait la tradition primordiale . Il en envisageait ainsi, de manière très claire et formelle, la presque totale disparition à notre époque contemporaine, notamment des principes supérieurs sous l’emprise d’un "âge sombre" agissant sous l’influence déstructurante d’une ère nommée Kali-Yuga par les hindouistes, et dont il voyait aussi à terme en Orient, avec une réelle résignation teintée d’un savant pragmatisme spirituel, la lente mais inexorable désagrégation. Quelques années plus tard, avec l’anthropologue et ethnologue de renom Claude Lévi-Strauss , le même constat se vérifiait jusqu’aux confins des terres des peuples premiers d’Amazonie avec cette invasion à la fois culturelle, spirituelle et industrieuse de nos sociétés dites modernes, détruisant ainsi les derniers ilots de ces peuples indigènes auparavant protégés par la nature et par leurs croyances pluri-millénaires. Que ce soit dans le livre "Tristes Tropiques" de Claude Lévi-Strauss ou bien dans "La Crise du Monde Moderne" de René Guénon, tous deux ont décrypté historiquement à leur façon et de manière responsable et éclairée l’absurdité de notre très dangereuse "modernité" et la terrible perte de sens qu’elle instaure en tous lieux où elle passe avec cette fuite en avant vers un invraisemblable progrès destructeur .
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