La fin de l’ère du Matérialisme : l’envers du décor de la Réalité

30 juillet 2026

par Jean-Pascal Bruno

Une science matérialiste pour une réalité observable

Nous vivons une époque "formidable" ! Faut-il y voir l’apothéose de la Science parvenue à élucider tous les mystères de l’Univers ? Ou bien encore le contrôle intégral des forces de la Nature au profit d’une Humanité éclairée par tant de prouesses techno-solutionnistes ? Doit-on laisser à l’intelligence artificielle le soin de penser à notre place en délaissant nos facultés d’imagination, d’esprit critique, de mémoire et de créativité ? Bien des questions importantes se trouvent pourtant aussi à l’ordre du jour depuis quelques années avec cet aspect qui caractérise notre époque : l’urgence de décider et d’agir dans le "bon sens", à la fois pour les Hommes et pour l’environnement, sachant que les uns portent une lourde responsabilité sur le second en sciant délibérément la branche sur laquelle ils reposent. En apparence seulement, les sciences avancent à très grands pas mais justement en se trompant de direction : car elles imposent toujours plus d’extractions de ressources pour alimenter la technologie, toujours plus de transformation du vivant en objets consommables et faussement utilitaires, rapidement obsolètes et impossibles à recycler proprement…

La science dure,
matérialiste et technophile, totalement assujettie aux forces délétères de marchés financiers déconnectés du réel, inféodée à un commerce planétaire régi par de grandes fortunes (lesquelles surnagent en mode hors-sol), se conçoit aujourd’hui comme l’instrument principal de destruction de la biodiversité, de l’augmentation de la pollution et des dangers sanitaires visant insidieusement les populations trop occupées à consommer voracement tout ce que l’industrie (telle une ogresse sans limite) avale en ressources pour en restituer des objets obsolescents. La science matérialiste n’a finalement que faire d’une éthique qui ralentirait sa course éperdue, elle accélère en observant l’infiniment petit pour se l’accaparer et l’infiniment grand pour potentiellement le coloniser une fois la planète d’origine intégralement exploitée. La science observe ce qui l’entoure pour l’asservir à ses besoins, le matérialisme à ses propres raisons que la raison ignore lorsqu’elle nie une réalité physique universelle : celle que notre monde est fini mais que nous continuons à l’exploiter atome par atome, mines de métaux après mines de métaux, gisement après gisement, récoltant tout le vivant jusqu’à plus possible, jusqu’à une indicible fin, laquelle se rapproche à grands pas…

Mais le
pire n’est pas ici, et pourtant ce tableau noir est impressionnant de dangers imminents et de dégradations globales et irréversibles. Le pire réside dans ce constat qu’avec toute cette si savante Science en action la Conscience s’est comme complètement évaporée des esprits de ceux qui la mettent en œuvre, et l’on sait depuis déjà bien longtemps que "Science sans Conscience n’est que ruine de l’Âme" (François Rabelais, écrivain humaniste). Avec le sempiternel acronyme "TINA" ("There is no alternative" : Il n’y a pas d’alternative) c’est "continuons comme à l’habitude" à nous précipiter dans le mur le pied au plancher, en d’autres mots l’acceptation sans faille du "syndrome du Titanic" (voir Note 1). C’est précisément le sujet de la suite de cet article, selon un point de vue plus "conscientisé" et je l’espère dans une perspective initiatique pour tout un chacun afin d’évoluer, dans une direction positive.

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Réalité et Conscience : aborder l’invisible

Si cette Science se considère aussi formidable, dans ses progrès technologiques, dans sa propre foi dans ses outils pour scruter la réalité de la matière qu’elle voit au plus profond du possible, elle n’en est pas moins arrivée à ses extrêmes limites et elle le reconnait volontiers, avec cette surprenante indifférence feinte, qu’il y aurait autre chose d’inexplicable derrière la matière, quelque chose que l’on ne peut ni quantifier, ni calculer, ni capter simplement avec les outils scientifiques habituels, un étrange aspect "quantique" qui la dérange… Se serait-elle trompée ? Non, pas forcément puisqu’elle assume son matérialisme, celui-là même qui pose problème car la Réalité n’est pas uniquement la matière, et cela est effectivement un problème majeur, un insurmontable changement de paradigme pour elle…

En référence et pour mieux comprendre cette impasse de la Science matérialiste, l’excellent ouvrage d’
Ervin Lazlo sur ce sujet sera le fil conducteur à ne pas manquer, il a en effet très brillamment exprimé l’ensemble des points forts dans : "Science et Champ Akashique", lequel exprime cette impasse de la Science face à une Réalité double : à la fois visible par des instruments classiques concernant ses effets, mais essentiellement invisible dans sa substance même. Je ne peux aussi que recommander vivement deux auteurs dont j’ai déjà parlé en détail dans des articles précédents et qui expriment une même vision de cette Réalité, il s’agit de Rupert Sheldrake avec ses "champs morphogénétiques" et de Bernardo Kastrup avec "l’Idéalisme Analytique" (voir liens en Note 2).

Ces trois auteurs, à eux seuls, s’avèrent d’une extraordinaire clarté tant pour
l’initié que pour le profane, ils expriment globalement la terrible impasse de nos sociétés, mais surtout celles des Sciences matérialistes dures et de l’incroyable dérive spirituelle que nous vivons au quotidien chaque jour qui passe, une dérive qui continue de s’amplifier jusqu’à instituer un assez lent mais régulier chaos intellectuel, moral et éthique. Mais finalement quel est véritablement le propos ? C’est précisément celui de la relation entre la Matière étudiée par les Sciences dites dures, de la notion de Réalité qui s’avère être cruciale pour une compréhension étendue des problématiques universelles, et enfin celui de la Conscience qui parachève le tout puisqu’elle nous concerne directement en qualité d’êtres humains "pensant" et assurément "observateurs" de ce tout qui nous entoure (et même au-delà), ce dernier point est, d’une certaine façon, le plus important de tous.

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La Fin d’un cycle, vers une ère post-matérialiste

À n’en pas douter la trajectoire actuelle de l’Humanité pourrait suivre celle d’un transhumanisme débridé où un "réel virtualisé" se substituerait progressivement à notre réalité physicaliste, le tout en une sorte de "matrice" intégralement régie par des intelligences artificielles, fini l’humain, bienvenu au cyborg sans âme… Cette vision proprement apocalyptique où chaque individu se retrouverait finalement contrôlé par un environnement de machines est partagée par nos élites qui y voient un moyen ultime d’asservissement planétaire à la fois des populations mais aussi de ce qui reste à exploiter en ressources, ceci sans aucune opposition, à les entendre "pour le bien et la sécurité de tous"…

Mais cette vision n’existe que dans les
cerveaux malades d’égocentriques pervers et elle est contraire à la Réalité du monde dont ils n’ont, hélas pour eux, aucune idée ni information. En effet, et même la science en arrive à ce stade, tout comme le disent et le démontrent avec brio Ervin Laslo, Rupert Sherdrake et Bernardo Kastrup. Sous la surface de la réalité physicaliste que nous connaissons se cache une face invisible et d’une puissance incommensurable, celle d'ultimes dimensions supérieures où se dessinent tous les schémas de la matière, toutes les limites de choix, toutes les directions temporelles et toutes les mémoires de l’Univers, dont celle, beaucoup plus restreinte, des Hommes et de la Terre. Ce n’est pas une autre vision de science-fiction ou un délire trans-humaniste de plus version New-Age, c’est actuellement une réalité scientifique éprouvée qui prend sa source au cœur des dernières découvertes quantiques où se mêlent les lois d’une autre physique, les observateurs qui en modifient la nature et la Conscience du résultat qui varie selon l’état d’esprit de l’expérimentateur.

Tout ceci oriente la pensée scientifique vers un
nouveau paradigme, vers un prolongement de cette même pensée qui vient rejoindre les sciences ancestrales des anciens, de ceux qui de tout temps ont su capter ces dimensions supérieures, en déduire une Réalité supérieure, de facto les initiés et autres chamans avaient déjà toutes les réponses mais on ne les écoutait pas. Aujourd’hui la jonction de ces mondes commence à s’effectuer, il est un cycle qui s’achève pour entrer vers une ère post-matérialiste où la matière n’aura de sens qu’en perspective de l’essence éthérique supérieure qui en dirige les schémas universels. Cette unification des dimensions de réalité (ou conscientisation du monde) éloignera définitivement les délires trans-humanistes pour les reléguer aux bugs de l’Histoire humaine. La fausse virtualisation des esprits mis potentiellement en esclavage laissera la place à un accès aux véritables archives universelles, celles qu’Ervin Laszo appelle le champ akashique (en référence aux traditionnelles archives akashiques hindouistes qui sont de même nature).

Le sujet étant assurément surprenant et complexe à saisir dans son intégralité, beaucoup douteront, certains désireront en savoir plus, je vous propose donc
d’en discuter ouvertement si vous voulez aller plus loin. Bien évidemment je recommande vivement la lecture préalable des ouvrages des auteurs précités (voir notes 2 et 3) pour que vous ayez déjà une certaine compréhension basique du phénomène qui se déroule actuellement. Enfin, soyons par conséquent tous conscients que nous vivons effectivement une époque formidable, mais uniquement dans ce sens positif !

Note 1 : le "Syndrome du Titanic", devenu une expression courante pour définir un forme de foi indéfectible, d’obstination futile ou imbécile qui mène à la mort. Il s’agit de l’image explicite de l’orchestre du Titanic jouant avec encore plus d’entrain au moment même ou le navire va couler à pic, non pas dans un excès de courage mais dans un refus de voir la réalité advenir, celle que l’insubmersible Titanic est juste en train de sombrer bel et bien dans le brouhaha des flots montant couvant la musique jouée…

Note 2 : Bernardo Kastrup avec "l’Idéalisme Analytique".
Lien de mon article de 2025 sur ce blog qui y fait référence
:
https://www.jeanpascalbruno.net/chamanisme-et-psychedeliques-sciences-conscience-et-realite

+ si besoin : Rupert Sheldrake et les "champs morphogénétiques".
Lien de mon article de 2018 sur mon autre blog qui s’y consacre :

https://www.blog-chaman-esoterisme.com/2018/09/l-incroyable-hypothese-de-rupert-sheldrak-la-resonance-morphique-une-theorie-holistique-de-la-realite.html

Note 3  : Erwin Lazlo, ouvrage en français : "Science et Champ Akashique".

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Héritié du "Don", je développe depuis des dizaines d'années mes dons et connaissances ésotériques, notamment en magie noire pour aider ceux qui font appel à moi. J'exerce tous les types de magie sans distinction, magie noire, blanche ou rouge car chacune a son utilité et ses buts. Je vous dirai très directement lors de notre premier entretien si je peux vous aider et si votre situation nécessite l'intervention de forces occultes. 


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par Jean-Pascal Bruno 30 juin 2026
Le rêve lucide : un autre état modifié de conscience
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Les "flammes jumelles" : l’imposture d’un concept
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Yin et Yang : deux principes existentiels évolutifs
par Jean-Pascal Bruno 31 mars 2026
En cette 2e partie, suite à l’article " Au sujet des retraites psychédéliques (partie 1) ", il sera donc question d’entrevoir la retraite psychédélique sous un angle d’ordre spirituel et moins sous celui plus spécifique de la pure thérapie. Je rappelle et je souligne de nouveau qu'il n'y a aucune incitation ou prosélytisme de ma part à exposer ce sujet dans un but de propagande ou d'apologie mais uniquement avec l'intention d'informer le plus objectivement possible sur cette actualité soumise à une législation existante (sur ce point relire la partie 1 en 3e paragraphe). L’on parlera donc de retraite psychédélique "spirituelle" lorsque justement il ne s’agira pas de soins (entendre de soins physiques ou psychologiques) mais d’une démarche plus profonde à dessein de se confronter à l’universalité du Monde en la qualité d’un individu intimement plus conscient de sa place dans une Réalité qu’il va ainsi redécouvrir par l’usage de substances psychédéliques (la liste exhaustive est en rappel dans la partie 1). L’on pourra aussi évoquer une sorte de "soin de l’âme" tant l’expérience s’apparente à une puissante purge initiatique , ce que les spécialistes appellent la catharsis spirituelle , c’est-à-dire se retrouver confronté en pleine conscience (ou état modifié de conscience ) face à ses propres maux égotiques pour en faire, d’une certaine façon, le deuil définitif ou bien une ultime révélation dont on aura la responsabilité d’en choisir la leçon à en retirer pour évoluer. L’expérience psychédélique spirituelle apporte cette exceptionnelle ouverture d’esprit que la vie quotidienne, dans ces évènements les plus communs, ne peut pas ordinairement procurer. Le " psychonaute " aborde généralement cette expérience en dehors de tout contexte familier, il entre dans une dimension où son psychisme se voit directement confronté non seulement à sa propre nature individuelle littéralement désassemblée pour en comprendre les moindres rouages, mais aussi face à des valeurs universelles qui lui sont inconnues et qui viennent bousculer toutes ses certitudes logiques. D’autres expérienceurs, tels ceux ayant vécu des E.M.I (Expérience de Mort Imminente) font un récit presque identique de décorporation et de voyages hors du temps et de l’espace. Ils y rencontrent des entités familières s’il s’agit d’êtres chers décédés mais aussi d’autres types d’entités plus indéfinissables, positives et très supérieures avec lesquelles un dialogue peut s’instituer. Parfois, mais de manière moins fréquente, les entités rencontrées s’avèrent plus inquiétantes, voire infernales ou démoniaques si l’on peut les qualifier avec des termes approchants, pour autant à leur contact il en résulte toujours une leçon significative, une évolution spirituelle , certes beaucoup plus radicale et révélatrice !
par Jean-Pascal Bruno 28 février 2026
Magie Blanche et Rouge : une forte complémentarité
par Jean-Pascal Bruno 31 janvier 2026
Concernant les " psychédéliques ", ces substances dites hallucinogènes ou psychotropes, je rappelle brièvement deux de mes précédents articles entrant dans le détails de l’histoire de ces substances, de leurs effets basiques et de certains questionnements scientifiques. Retrouvez-les sur ces deux liens : " Chamanisme et psychédéliques : la découverte par l’occident " et sur " Chamanisme et psychédéliques : sciences, conscience et Réalité ". Par conséquent je vous conseille de les lire pour conforter votre besoin de connaissance sur le sujet. Aujourd’hui, et sans vouloir faire ni de prosélytisme ni d’incitation quelconque, je vous présente ce que sont les retraites psychédéliques , c’est-à-dire des séjours spécialisés durant lesquels les participants expérimentent volontairement ces substances psychédéliques . Nous verrons de quelles substances il s’agit, le but de ces retraites et les effets recherchés . Il faut souligner dès maintenant l’encadrement professionnel de ces retraites qui n’ont rien de récréatifs ou d’aventureux comme beaucoup pourraient le penser, bien au contraire puisqu’il est question avant tout de soins thérapeutiques ou bien, dans un autre ordre d’idée plus initiatique , d’ élévation spirituelle et de recherche de vérités. Notons aussi que le terme de soin sera approprié à certaines affections plutôt psychiques que physiques, qu’il n’est aucunement ici question de se détourner de la science et de la médecine, lesquelles font elles-mêmes partie intégrante des recherches de thérapies associées aux psychédéliques depuis de nombreuses années. Mais ce n’est que depuis peu qu’il est proposé, en occident et dans un cadre thérapeutique strict, ces types de retraites utilisant des substances psychédéliques, ceci avec un succès avéré pour un grand nombre de pathologies que nous allons voir ensemble. S’il fallait enfin ajouter, qu’au-delà de dispenser des soins spécifiques, les retraites psychédéliques ont aussi cette deuxième autre qualité cruciale et plus traditionnelle d’aborder des territoires de la conscience propres à l’initiation spirituelle, à la connaissance de soi, ainsi qu’à une vision globale et universelle qui s’expose dans ce type d’ expérimentation . Quand le corps, l’esprit et l’univers se rencontrent, l’expérience devient porteuse d’une vérité plus large et plus subtile, laquelle transforme généralement l’expérimentateur selon ses attentes profondes ou ses besoins essentiels. C’est ici qu’il faut en déduire, dans cette approche spécifique, une qualité fondamentale s’apparentant à une véritable " initiation transcendantale ".
par Jean-Pascal Bruno 31 décembre 2025
La confusion entre "flammes jumelles" et "âmes sœurs" s’apparente assez tristement à une méconnaissance de ces termes et évidemment de ce qu’ils représentent exactement, ceci non seulement chez les profanes mais aussi de plus en plus chez certains initiés qui entretiennent une sorte de flou technique à différentes fins plus ou moins avouables : d’une part pour ne pas tenter de trop compliquer les choses avec des explications vis à vis des personnes les contactant et qui ne chercheraient justement pas à entrer dans les détails, mais d’autre part aussi le plus souvent pour s'approprier une certaine "aura de savoir" engrangée précieusement dans l’entre-soi de ces pseudo-initiés, comme si le secret était gigantesque et ne devait pas être divulgué ! Je vais donc démystifier ces concepts en argumentant les points importants et lever une grande partie du voile pour définir de ce qui se doit d’être mieux explicité ou clarifié pour tous. En ce qui concerne tout d’abord les "flammes jumelles" , concept assez récent apparu au durant les années 80-90 avec une vague de renouveau du New-Âge en reprenant une très ancienne idée citée par Platon dans son "Banquet" où celui-ci explique l’histoire divine suivante : Zeus, Dieu de l’Olympe aurait créé des êtres Androgynes dotés de quatre bras, quatre jambes et deux têtes, mais voyant que ces êtres étaient extrêmement puissants et certainement dangereux pour son propre pouvoir il décida de les séparer en deux parties, créant ainsi l’homme et la femme , c’est-à-dire l’humanité . Ce serait depuis cette séparation divine que chacun chercherait sa moitié, entendre ici sa propre partie manquante. Il en va tout autrement des "âmes sœurs" , un concept à la fois apparemment plus simple à comprendre mais avec des implications plus complexes puisque ce sont deux âmes distinctes s’étant déjà précédemment rencontrées dans des incarnations précédentes et se retrouvant comme individus dans des incarnations suivantes avec ce soudain "souvenir" de s’être reconnues. Avec ces premières définitions basiques, voyons ensuite les principales implications qui viennent "à l’esprit", si j’ose dire.
par Jean-Pascal Bruno 30 novembre 2025
S’il est bien un fait établi, que nous en ayons seulement le lourd sentiment ou la certitude qui nous tenaille, c’est que nous vivons actuellement dans un monde en totale crise , véritablement tous domaines confondus, une époque charnière où nos sociétés se sont assez tristement mondialisées en uniformisant drastiquement les diverses mentalités et toutes les traditions , ainsi que les modes de vie et les perspectives d’un progrès qui fait finalement plus de ravages que de bienfaits, des dégâts non seulement sur l’intégralité de l’Humanité mais aussi sur la planète entière via les immenses saccages répétés d’une biodiversité soumise à nos dévastateurs caprices. D’une matérialité souveraine portée par la science et le rationalisme, en passant par une volonté ultime d’optimisation de tout ce qui nous entoure et de gain de fausse performance à outrance, nous voici arrivés au bout d’un chemin, comme face à un mur, dans une irrémédiable impasse idéologique, sociétale et existentielle où la véritable crise expose sans vergogne l’inversion des valeurs naturelles, mais aussi de celles qui façonnent l’entendement humain avec la perte de la vérité au profit d’une tragique incertitude, de ce déni de la plupart des principes universels qui ont forgés notre essence pour suivre un véritable mirage institutionnalisé, une incroyable et dangereuse hallucination collective qui pourrait aboutir à notre globale et irréversible extinction . Déjà au siècle dernier, dans ses ouvrages d’une impressionnante lucidité, René Guénon , ésotériste, grand initié et métaphysicien de haut niveau, explicitait cette progressive et inéluctable perte mémorielle en occident de ce qu’il nommait la tradition primordiale . Il en envisageait ainsi, de manière très claire et formelle, la presque totale disparition à notre époque contemporaine, notamment des principes supérieurs sous l’emprise d’un "âge sombre" agissant sous l’influence déstructurante d’une ère nommée Kali-Yuga par les hindouistes, et dont il voyait aussi à terme en Orient, avec une réelle résignation teintée d’un savant pragmatisme spirituel, la lente mais inexorable désagrégation. Quelques années plus tard, avec l’anthropologue et ethnologue de renom Claude Lévi-Strauss , le même constat se vérifiait jusqu’aux confins des terres des peuples premiers d’Amazonie avec cette invasion à la fois culturelle, spirituelle et industrieuse de nos sociétés dites modernes, détruisant ainsi les derniers ilots de ces peuples indigènes auparavant protégés par la nature et par leurs croyances pluri-millénaires. Que ce soit dans le livre "Tristes Tropiques" de Claude Lévi-Strauss ou bien dans "La Crise du Monde Moderne" de René Guénon, tous deux ont décrypté historiquement à leur façon et de manière responsable et éclairée l’absurdité de notre très dangereuse "modernité" et la terrible perte de sens qu’elle instaure en tous lieux où elle passe avec cette fuite en avant vers un invraisemblable progrès destructeur .
par Jean-Pascal Bruno 31 octobre 2025
Il faut bien se l’avouer tout en le notifiant très clairement : "la réussite" , qu’elle soit professionnelle (carriériste, élitiste et glorieuse), amoureuse (relationnelle et sexuelle) ou bien sociétale (financière et réputationnelle), demeure la seule valeur sûre imposée comme une sorte d’incontournable culte contemporain dans nos existences toutes entièrement dévouées à atteindre ces indéfectibles "horizons de succès" ! Comme le diraient nos amis anglophones avec leur si reconnu acronyme sacrificiel : "TINA" ("There is no alternative"), il n’y a pas d’alternative ! En effet, le quidam reste ainsi éternellement sous le joug du monde de la compétition dans lequel il est plongé dès le plus jeune âge, puis vient ensuite l’univers de l’enfermement dans le travail et celui, encore plus impitoyable prison sans murs, le monde de l’argent qu’il faut incessamment gagner pour continuer à nourrir l’entièreté de ce cercle vicieux. Mais soyons tout de même reconnaissants à cet immense progrès sociétal, à l’ensemble de ce processus bien huilé, puisqu’il nous a permis, non sans maux, de penser apparemment vivre mieux et plus longtemps, d’être sortis des âges sombres de l’Histoire pour entrer dans ce grand siècle des lumières… devenu, chemin faisant, très radioactif. Evidemment, un peu d’humour et de sarcasme seront nécessaires pour surmonter cette vérité , celle que presque tout le monde aujourd’hui recherche ce type de réussite, tant l’Amour inconditionnel que l’argent à foison ou le succès illimité, voire les trois en même temps, soyons généreux à l’infini ! Mais effectivement, beaucoup cherchent, ou courent après, et n’arrivent que très rarement à attraper ne serait-ce que quelques bribes de précieux espoirs fondés sur le socle de ces réussites si indispensables, du moins si désirables ou plutôt désirées . L’initié ne renie aucunement la réussite en soi, il la voit autrement avec pratiquement les mêmes éléments constitutifs, à la juste différence qu’il en possède une intime connaissance quant à la façon de les obtenir en prenant en compte son propre "itinéraire karmique" , lequel s’avère être le seul "dess(e)in" probant pour esquisser les meilleurs chemins accessibles vers ces nombreux possibles succès. Il faut donc en connaître l’exacte teneur pour en demander toute la potentialité des richesses qu’elle renferme, lesquelles restent, de manière latente mais certaine, à entière disposition selon ce processus qui se doit d’être explicité en pleine lumière…
par Jean-Pascal Bruno 30 septembre 2025
Généralement, à des fins d’explications pour les plus profanes des lecteurs ou moins initiés d’entre-eux, j’aborde la Magie Rouge selon l’angle le plus accessible en prenant principalement en compte les rituels les plus basiques et courants, j’en ai ainsi déjà parlé pleinement dans un article précédent (à relire ici si besoin ) mais si l’on désire aller plus loin chacun comprendra aisément que toutes les situations ne se valent pas et que parfois nous pouvons nous retrouver face à face avec des problématiques beaucoup plus complexes, voire extrêmes en ce qui concerne les modalités de résolution potentielles. C’est donc pour aller dans ce sens que je vais aborder ces types de rituels encore plus puissants se trouvant à la limite de ce que la Magie Rouge peut apporter, ils sont aussi relativement inhabituels du fait de leurs modes opératoires qui pourraient faire légitimement penser à une forme de Magie Noire alors qu’il n’en est rien, ou presque, même si l’apparence, sans une juste analyse au préalable, pourrait assez légitimement le laisser penser. La Magie Pourpre , c’est ainsi que j’ai nommé assez logiquement cette magie un peu spéciale, frôlant les méandres incertains et dangereux de la Magie Noire sans jamais en dépasser les bornes, et surtout tout en respectant les Grandes Lois ésotériques qui imposent préférentiellement d’aller vers le chemin de la construction plutôt que celui plus radical de la destruction. Il est donc acté que cette Magie Pourpre que je vais aborder sera en effet teintée de cette nuance certes sombre sans jamais passer un cap décisif où effectivement le concept même d’Amour n’aurait strictement aucun sens si on le juxtaposait à celui de l’anéantissement et de de la destruction pure et simple. À magie différente et plus puissante en découleront des rituels plus particuliers et spécifiques pour des situations du même ordre, c’est-à-dire complexes, très difficiles à résoudre et souvent impossibles à traiter selon des formes de magie plus classiques, ces dernières ne sont bien évidemment pas à remettre en question mais deviennent simplement obsolètes ou totalement inefficaces dans ces mêmes situation s effectivement extrêmes et incroyablement compliquées à saisir.
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